Résumez cet article avec une IA :
Un CRM. Un outil d'emailing. Une solution d'enrichissement. Un tableau de bord. Et un fichier Excel qui fait le lien entre les quatre.
Les équipes marketing n'ont jamais eu autant d'outils. Et n'ont jamais autant perdu de temps à les faire parler entre eux.
L'automatisation n'est plus un luxe. C'est ce qui sépare les équipes qui délivrent de celles qui s'agitent.
Le problème n'est pas le nombre d'outils. C'est l'absence de fil entre eux. Chaque outil stocke sa propre vérité, chaque équipe maintient sa propre extraction, chaque décision repose sur un export CSV fait la veille.
Make (ex-Integromat) résout ce problème. C'est une plateforme d'orchestration visuelle qui connecte vos outils et automatise les flux entre eux, sans développeur. L'éditeur est visuel, les connecteurs sont natifs, la logique conditionnelle tient la route.
Dans cet article, on détaille les 4 workflows marketing les plus automatisables avec Make, une comparaison avec les alternatives, un pattern d'architecture type pour une PME B2B, et les limites à connaître avant de se lancer.
Le paradoxe du marketing moderne
Dans la plupart des équipes marketing B2B, 20 à 40% du temps hebdomadaire part dans la circulation de données entre outils. Copier-coller un lead depuis LinkedIn vers le CRM. Extraire un rapport Google Ads pour le compiler dans un Slack. Mettre à jour le statut d'un contact dans trois endroits différents.
Ce n'est pas un problème d'outils. C'est un problème d'orchestration.
Les équipes matures ne sont pas celles qui ont le plus d'outils. Ce sont celles qui ont le moins de frictions entre leurs outils. Et qui ont transféré les tâches répétitives à des workflows qui tournent seuls.
Pourquoi Make plutôt qu'autre chose
Make est un orchestrateur no-code. Vous dessinez visuellement le flux : quand ce trigger se produit, fais cette action, puis celle-là, puis cette autre. Il se connecte à plus de 1 500 applications (Pipedrive, HubSpot, Lemlist, Clay, Airtable, Google Sheets, Slack, LinkedIn Ads, Meta Ads, Webflow, Stripe…) et permet de tomber en API brute quand c'est nécessaire.
Sa force : il est plus puissant que Zapier sur les logiques complexes (branchements conditionnels, itérations, traitement de tableaux), moins cher à volume égal, et son éditeur visuel permet de débugger un scénario qui plante sans passer par un dev.
Make, Zapier ou n8n — lequel pour le marketing B2B ?
Les trois plateformes couvrent globalement les mêmes besoins, mais avec des courbes de progression et des modèles économiques très différents. Voici comment les départager.
n8n joue dans une autre catégorie : open-source, auto-hébergeable, pertinent pour les équipes tech ou les contraintes de souveraineté. Pour une équipe marketing B2B classique, c'est sur-dimensionné.
Les 4 workflows marketing les plus automatisables avec Make
Ils reviennent dans la quasi-totalité des stacks marketing B2B, classés par ROI direct (temps gagné × nombre d'occurrences par semaine).
01. Synchronisation CRM ↔ outil email marketing
Le cas classique : un commercial crée un contact dans Pipedrive. Cinq minutes plus tard, ce contact doit être ajouté à la bonne séquence Lemlist, sans intervention humaine. Côté outreach, dès qu'un prospect répond positivement, son statut remonte dans Pipedrive et déclenche une tâche de suivi.
Sans Make, cette double synchronisation se fait à la main (oubliée 1 fois sur 3) ou via des exports hebdomadaires. Avec Make, elle tourne en temps réel, avec un log complet en cas de plantage.
02. Enrichissement automatique des leads entrants
Un formulaire web rempli, c'est en moyenne 3 champs (nom, email, société). Pour qualifier ce lead, il en faut 15 (taille entreprise, secteur, stack actuelle, signaux d'intention, décideur ou pas, budget typique…).
Avec Make, on branche le formulaire à un waterfall d'enrichissement : Clay d'abord (données entreprise + contact), puis LinkedIn pour valider le rôle, puis des signaux custom (stack technique détectée, annonces d'embauche, levées de fonds). Le résultat atterrit dans le CRM en moins de deux minutes, déjà scoré.
Un cabinet de conseil B2B reçoit environ 80 leads/mois via ses formulaires. Un workflow Make d'enrichissement peut traiter 5 000 entreprises en arrière-plan pour qualifier leur potentiel — équivalent à 30 jours de travail manuel gagné, sans mobiliser de commercial.
03. Reporting marketing automatisé
Exporter manuellement Google Ads le lundi matin, LinkedIn Ads en face, compiler dans un Google Sheets, alerter l'équipe quand un KPI plonge — c'est 2 à 4 heures par semaine pour un responsable marketing.
Avec Make, les données sont extraites chaque matin via les connecteurs natifs, consolidées dans un Google Sheets (ou Looker Studio), et une alerte Slack part si un seuil est franchi (CPA qui double, taux de conversion qui tombe sous un seuil, budget quotidien épuisé avant midi).
04. Lead routing intelligent
Un lead entre. Quel commercial doit le récupérer ? Selon la taille de l'entreprise, la zone géographique, le score d'intention, la langue, la disponibilité des SDR — plus cinq critères custom par cas.
Sans Make, c'est une règle dans le CRM (limitée) ou une décision manuelle (lente). Avec Make, le routing combine tous les critères et déclenche en cascade : attribution CRM, notification Slack au bon commercial, création d'une tâche datée, email d'acknowledgment automatique au lead.
L'automatisation ne remplace pas les commerciaux.
Elle leur rend les 20% du temps qu'ils passaient sur du stockage de données.
Une architecture Make type pour une PME B2B marketing
Voici le pattern qu'on retrouve le plus souvent : PME B2B de 30 à 200 salariés, équipe marketing de 1 à 3 personnes, stack CRM + outreach + enrichissement. Le flux complet, du formulaire à la séquence outreach.
Flux type : du lead entrant à la séquence outreach
Si vous n'avez jamais automatisé, ne démarrez pas par cette architecture complète. Commencez par une seule brique — par exemple, la sync formulaire → CRM + notification Slack. Une fois stabilisée, rajoutez l'enrichissement. Puis le scoring. Ajouter les briques une par une évite 90% des échecs de déploiement.
Ce que ça change dans le quotidien des équipes
L'automatisation n'est pas juste un gain de temps. Elle change la nature du travail marketing.
Une équipe marketing de 3 personnes récupère en moyenne 10 à 15h/semaine sur les tâches de saisie et de reporting — l'équivalent d'un mi-temps.
Fin des discussions "c'est pas les mêmes chiffres dans le CRM et dans le Sheets". Une source de vérité, propagée partout.
L'équipe arrête le stockage de données. Elle passe son temps sur la stratégie, le copy, les tests — là où elle est irremplaçable.
Doubler le volume de leads ne demande plus de doubler l'équipe. Les workflows absorbent sans friction.
C'est ce déplacement qui rend l'investissement rentable. On ne paye pas Make et un intégrateur pour automatiser du petit temps. On paye pour repositionner la fonction marketing sur ce qui génère vraiment du revenu.
Ce que Make ne fait pas (et qu'il faut anticiper)
Un déploiement Make échoue quand on ignore ces trois points.
Make n'orchestre bien que ce qu'on a déjà structuré. Si votre CRM est bordélique, si vos champs ne sont pas standardisés, automatiser ne fera qu'amplifier le chaos. Il faut nettoyer d'abord, orchestrer ensuite.
Le coût augmente avec les volumes. Make fonctionne à l'opération (crédits mensuels). Un scénario qui tourne 10 000 fois par mois coûte vite plus qu'un petit dev custom. À partir d'un certain volume, il faut arbitrer.
Debugging non trivial. Un scénario Make qui plante sur une branche conditionnelle obscure demande une culture low-code. Sans doc ni convention de nommage, les scénarios deviennent une dette technique au même titre qu'un code sans tests.
Tout comprendre sur
l'automatisation marketing avec Make
Les questions qu'on nous pose le plus souvent avant de se lancer dans un projet d'automatisation avec Make. Réponses courtes, directes, pour cadrer avant d'agir.
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