Alnor : deux jours pour que le dirigeant prenne Claude en main

Créé le
29 Oct 2026
•
9 min
Mis à jour le
27 Oct 2026
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Visuel « Deux jours pour prendre Claude en main », cas client symbolist. × Alnor

Résumez cet article avec une IA :

Chez Alnor, menuisier aluminium du Nord, nous avons passé deux jours avec le directeur général pour qu'il prenne Claude en main sur ses propres fichiers.

Deux jours d'acculturation et de hackathon, cinq cas d'usage traités et une donnée remise au propre pendant la séance.

Voici comment nous avons construit ce format, pourquoi il commence par le dirigeant, et ce qu'il laisse derrière lui.

Ce retour d'expérience s'adresse aux dirigeants de PME qui utilisent déjà un assistant IA de temps en temps, sans savoir comment en faire un outil de travail pour l'entreprise. Il raconte une mission menée en octobre 2026, avec un dirigeant qui pilote lui-même la gestion et les sujets data de sa société.

Le contexte : une PME du bâtiment et ses fichiers

Alnor conçoit, fabrique et pose des menuiseries aluminium sur mesure : châssis, portes, baies, verrières. L'entreprise réunit un bureau d'études, un atelier de fabrication et des équipes de pose qui interviennent sur les chantiers de la région.

Comme beaucoup de PME du bâtiment, elle s'appuie sur plusieurs logiciels métiers qui ne se parlent pas entre eux : un outil de chiffrage, une application de suivi de chantier, une comptabilité installée en local. Entre ces outils, l'information circule par des fichiers Excel, souvent un par chantier, que l'on complète, recopie et vérifie à la main.

Le directeur général utilisait déjà Claude à titre individuel. Sa question n'était pas « faut-il y aller ? », mais « comment passer d'un usage ponctuel à un usage qui change la façon de travailler de l'entreprise ? ».

Pourquoi commencer par le dirigeant

Dans une PME, les sujets qui bloquent l'usage de l'IA sont rarement des sujets d'outil. Ce sont des sujets de connectivité entre logiciels, d'organisation des fichiers, de qualité de saisie. Ils touchent toute l'entreprise, et c'est le dirigeant qui arbitre.

Ce qui se passe souvent
Former les équipes d'abord
Les collaborateurs découvrent l'outil, buttent sur des fichiers mal rangés ou des logiciels inaccessibles, et remontent des blocages que personne n'a le mandat de lever.
Ce que nous avons fait
Faire comprendre au dirigeant
Le dirigeant voit lui-même ce que l'outil fait sur ses données, comprend les blocages et repart avec une feuille de route qu'il peut piloter sans dépendre de nous.

Un hackathon avec le dirigeant ne sert pas seulement à produire des cas d'usage. Il lui donne la carte des sujets qu'il aura ensuite à piloter.

Deux jours : acculturation, puis hackathon

Le format tient en deux jours, qui enchaînent la découverte de l'outil et la production sur les fichiers de l'entreprise.

1
Acculturation : prendre en main toutes les fonctionnalités
Les routines, qui exécutent une tâche à intervalle régulier ; les artefacts, ces petites interfaces que Claude construit dans la conversation (tableau de bord, formulaire, visualisation) ; et la différence entre le chat et Claude Cowork.
2
Hackathon : travailler sur les vrais fichiers de l'entreprise
Chaque cas d'usage part d'un fichier ou d'un process réel d'Alnor, et va jusqu'à un résultat qui tourne : un fichier rangé, une saisie contrôlée, une offre mise en forme, un outil de suivi.

Ce principe vaut pour toutes nos formations : apprendre sur les sujets réels de l'entreprise plutôt que sur des exemples de démonstration. Nous le détaillons dans notre offre d'acculturation et de formation IA.

Chat, Cowork, Claude Code : chaque outil à son étape

Claude se décline en plusieurs façons de travailler. Bien les distinguer évite de proposer un outil trop simple pour le besoin, ou trop complexe pour la personne.

Façon de travaillerÀ quoi elle sertChez Alnor
Le chatÉchanger, rédiger, analyser un document ponctuellement.Déjà utilisé par le dirigeant avant la mission.
Claude CoworkConfier des tâches qui portent sur des fichiers et des dossiers, du début à la fin.Au cœur des deux jours.
Claude CodeConstruire des automatisations et des outils plus durables, branchés sur les logiciels.L'étape suivante, volontairement laissée pour plus tard.

Nous ne sommes pas allés jusqu'à Claude Code avec ce dirigeant. Ce n'était pas un manque de temps : c'est l'étape d'après, qui demande d'abord des fichiers en ordre et des sujets de connectivité clarifiés. Nous expliquons cette progression sur notre page agence Claude.

Les cinq cas d'usage traités

En deux jours, le hackathon a couvert des cas d'usage de nature très différente, tous tirés du quotidien de l'entreprise.

Le rangement du réseau
Remettre de l'ordre dans l'organisation des fichiers partagés, condition pour que tout le reste fonctionne : un outil qui cherche dans des dossiers mal rangés trouve mal.
Le contrôle de la qualité de saisie
Vérifier les saisies, notamment sur les temps passés, pour repérer les oublis et les incohérences avant qu'ils ne faussent les analyses.
Le contrôle qualité de fichiers Excel
Avec Claude dans Excel, relire un classeur pour y repérer les erreurs et les incohérences avant qu'elles ne se propagent.
La mise en forme d'offres
À partir de fichiers Excel, Claude reformate les données d'entrée et produit des fichiers de sortie au bon format, sans ressaisie.
La mise en plateforme d'un fichier Excel
Transformer un fichier de suivi en petit outil : un formulaire de saisie, une visualisation en artefact et des routines (le détail ci-dessous).
Illustration d'un contrôle qualité de fichier Excel réalisé avec Claude
Illustration (données fictives) : le contrôle qualité d'un fichier Excel, l'un des cas d'usage traités pendant le hackathon.

Le cas le plus parlant : un fichier Excel devenu outil

Dans beaucoup de PME, un fichier Excel finit par servir d'application : plusieurs personnes le complètent, chacune à sa façon, et plus personne ne sait quelle version fait foi. C'est le cas qui illustre le mieux ce que permet ce format.

Sur ce fichier, nous avons construit trois éléments pendant le hackathon :

  • un formulaire de saisie, qui impose les mêmes champs à tous et évite les colonnes remplies au hasard ;
  • une visualisation en artefact, qui donne une lecture immédiate de l'avancement sans ouvrir le classeur ;
  • des routines, mises en œuvre pendant le hackathon, qui exécutent automatiquement les tâches récurrentes liées à ce fichier.
Illustration d'un formulaire de saisie et d'un tableau d'avancement des chantiers construits en artefact
Illustration (données fictives) : un formulaire de saisie et une visualisation de l'avancement, construits sur un fichier Excel existant.
À retenir

Le fichier n'a pas été remplacé par un nouveau logiciel. Il a été encadré : une saisie guidée en entrée, une lecture claire en sortie. C'est souvent le moyen le plus rapide de fiabiliser une donnée sans changer les habitudes de toute l'équipe.

Connectivité et comptabilité : ce que le dirigeant garde en main

Le hackathon a un second rôle, moins visible que les cas d'usage : aider le dirigeant à comprendre les sujets de connectivité entre ses outils et de transformation de ses process. Ces sujets, il peut ensuite les garder et les piloter lui-même.

Nous avons ainsi identifié des sujets de connectivité au cloud, sur Office 365 mais pas seulement, et traité les sujets de comptabilité. Pour chacun, la question est la même : comment faire circuler la donnée d'un outil à l'autre, et à quel endroit Claude peut s'y brancher.

Point d'attention

Les logiciels métiers du bâtiment sont souvent fermés : pas d'accès direct à leurs données, ou un accès limité. Dans ce cas, mieux vaut des contournements simples (un export régulier, un dossier partagé bien rangé) qu'une promesse d'intégration qui ne tiendrait pas. Chaque connexion se vérifie outil par outil, avant de construire dessus.

Cette lecture de la circulation de la donnée est aussi au cœur de notre Diagnostic Data & IA, qui l'applique à l'ensemble d'une organisation plutôt qu'à quelques cas d'usage.

Le résultat, et la suite

Au total, les deux jours ont été très largement remboursés, de deux façons.

2 jours
d'acculturation et de hackathon avec le directeur général
5
cas d'usage traités sur les fichiers réels de l'entreprise
  • Par le temps gagné sur les tâches traitées : rangement, contrôles de saisie, mise en forme des offres.
  • Par la qualité de la donnée, mise à jour pendant le hackathon lui-même : les fichiers sur lesquels nous avons travaillé sont sortis plus propres qu'ils n'étaient entrés.

Une feuille de route a aussi été construite. Elle doit accélérer l'usage de l'IA dans l'entreprise et lever les blocages qui le freinent, en commençant par ce qui peut se faire en quelques semaines.

Le détail de la mission est présenté dans notre cas client Alnor. Pour voir ce que donne la suite logique de ce format, quand les équipes passent à leur tour en mode hackathon, lisez le hackathon Claude chez Vanderschooten.

Pour quel dirigeant ce format

Un dirigeant de PME qui utilise déjà un assistant IA, qui pilote lui-même une partie de la gestion, et qui veut comprendre ce qu'il faut changer dans ses outils et ses fichiers avant d'embarquer ses équipes.

Questions fréquentes

Pourquoi un hackathon avec le seul dirigeant ?

Parce que les blocages à l'usage de l'IA dans une PME (connexion entre logiciels, organisation des fichiers, qualité de saisie) relèvent de décisions que seul le dirigeant peut prendre. En le formant d'abord, on lui donne les moyens de lever ces blocages avant d'embarquer les équipes.

Faut-il des compétences techniques pour suivre ce format ?

Non. Le dirigeant d'Alnor utilisait déjà Claude dans sa version conversation, sans profil technique. Le format part de cet usage et va jusqu'aux artefacts et aux routines, sans écrire de code.

Quelle différence entre le chat et Claude Cowork ?

Le chat sert à échanger et à traiter une demande ponctuelle. Claude Cowork prend en charge des tâches qui portent sur des fichiers et des dossiers, de bout en bout. C'est ce second usage qui fait gagner du temps sur le travail quotidien d'une PME.

Pourquoi ne pas être passé directement à Claude Code ?

Claude Code sert à construire des automatisations plus durables, branchées sur les logiciels. Il demande des fichiers en ordre et des sujets de connectivité clarifiés. Les deux jours ont justement servi à préparer ce terrain : Claude Code est l'étape d'après.

Peut-on utiliser Claude avec des logiciels métiers fermés ?

Cela dépend de chaque logiciel et de ce qu'il permet d'exporter. Quand l'accès direct n'existe pas, un export régulier vers un dossier bien rangé suffit souvent à traiter la plupart des cas d'usage. C'est à vérifier outil par outil avant de construire.

Que contient la feuille de route remise à la fin ?

Les actions à mener pour accélérer l'usage de l'IA dans l'entreprise et lever les blocages identifiés, classées selon leur horizon : ce qui peut se faire en quelques semaines, ce qui demande quelques mois, et ce qui reste à décider.

Vous utilisez déjà l'IA, sans qu'elle change encore le travail de l'entreprise ?

Parlons de vos fichiers et de vos outils : en un échange, nous repérons les cas d'usage à traiter en premier et le format qui convient, pour vous ou pour vos équipes.

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